Samedi 31 décembre 2011
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14:26
Encore une fois, le squat n 'a pas été facile à trouver pour la nuit. On a roulé un bon moment sur la route panoramique. A la
tombée de la nuit on commence à demander ici et là où on peut s'installer. La réponse est toujours la même : le camping est interdit et surtout la zone est dangereuse (il y a beaucoup, et de plus
en plus, de narcotrafiquants qui empruntent cette route. On a beau insister, les Portoricains sont très accueillants, disponibles et chaleureux, mais ce n 'est pas dans leur logique d'accueillir
chez eux.
Dans une maison, à insister et à dire qu'on avait rien pour la nuit, on nous offre une grosse lampe tempête car les nuages sur les
montagnes voisines annonce de fortes pluies pour la nuit noire ...On fini par s’installer devant l'entrée d'un bosqué : la reserva forestal Toro negro.
Bien sûr c’est interdit ! On est à nouveau sur une zone DRNA ...
Pourtant l'endroit est idéal pour nous. Une table extérieure couverte par des tôles, l’électricité, et même une prise de courant
pour recharger les batteries de l’appareil photo.
La nuit est bien noire. La pluie arrive doucement au début puis avec une intensité digne d’une belle pluie tropicale : à la
fois chaude et lourde, accompagnée d’un vent tourbillonnant qui la rend pénétrante sous notre abris d’infortune.
Précision de taille : pour notre sécurité cette nuit, on a fait le choix d’alimenter au cours de notre dîner 3 chiens
errants. La domestication du meilleur ami de l’homme devrait faire notre affaire. Ils passeront la nuit avec nous et on pense (à juste titre) qu’à la moindre voiture ou personne qui passe par là
durant notre sommeil, nos compagnons devraient aboyer et ainsi nous réveiller …
Pour dormir, on s’installe à quelques mètres de «notre salle à manger » dans un recoin sur un angle d’une dalle béton, un peu
à l’abri du vent et de la pluie. Le plus jeune de nos compagnons canidé que je décide d’appeler « Rodriguez », aura même le droit de partager mon oreiller et mon tapis de sol.
Dans le petit coin, derrière la barrière pour la nuit
La nuit aura été calme : pas une voiture sur cette route, pas un aboiement de
chien, mais une pluie soutenue et très sonore sous nos tôles ondulées !
Au réveil, tout est redevenu calme. Les nuages s’effacent pour laisser place au levé de soleil derrières les montagnes.
Notre petit déjeuner était bien organisé : on ne manque de rien ce matin … Un vrai repas complet, équilibré, avec des
produits manufacturés (je veux dire du Nutella, mais ça vous vous en doutiez déjà …).
A la fin de notre repas on a de la visite : un ranger …
La discussion commence très simplement : Oui, nous venons de dormir ici car on avait fait une demande de réservation il y a
15 jours par mail au service « National Forests and Reservas Forestales » … et personne n’était là pour nous accueillir hier soir ! La sortie de notre guide lonely planet
stabilloté en bleu fluo page 278 et précisant l’adresse mail où écrire pour avoir une autorisation, finira de convaincre notre interlocuteur … (ce n’est pas bien de mentir mais bon … 15 jours
avant on n’avait même pas de billet d’avion !)
L’accueil devient à nouveau très convivial et chaleureux. Le ranger passe un coup de fil disant qu’un mail depuis la France n’a
pas été traité. Il nous délivre un permis pour 2 jours, comprenant l’entrée dans la réserve, l’accès à l’eau courante, à des sanitaires, un espace couvert pour la nuit, un emplacement pour un feu
de camp, une carte en couleur ( et ce à 4 US dollars par personne !) ; le grand luxe quoi !!!
On lui demande alors une entrée pour la prochaine réserve qu’on souhaite découvrir. Tout devient simple, en 2 coups de fil il nous assure un accueil pour demain à l’heure qu’on souhaite pour le bosque estatal de carite (sierra de Cayey).
Avant de nous installer il nous propose un café : tout de suite d’un « SI » fort bien prononcé on accepte
immédiatement cette offre. Notre attitude surprend ! On s’explique : « vous savez, depuis qu’on est à Puerto Rico, on a encore rien consommé de chaud et cette nuit il y a eu pas
mal d’humidité … ». Notre commentaire déclenche un réel sourire de compassion. Après une installation dans l’office de ce ranger, on a le droit à de nombreuses informations sur les
différents milieux et environnements de Puerto Rico, ainsi qu’une présentation des planches des principaux animaux qui les caractérisent … C’est
exactement ce qu’il nous fallait avant notre immersion dans ce milieu parfois hostile !
L’entrée aménagée dans la réserve (la clairière au fond = notre campement pour la nuit)
Et c’est parti pour s‘enfoncer dans la jungle …
Attention la
pluie de cette nuit rend le sol pourtant ici pavé, très glissant …
Si si mélanie, tu vois le Papyrus ça peut fleurir …
Au premier plan un arbre avec de nombreuses plantes épiphytes (orchidées, broméliacées …)
Fin de rando : retour au camp ; ça s’arrose …
C’est la fin de journée. On s’organise pour la soirée. Ici cueillette de pomelos ( agrumes comestibles mais remplis
de pépins) pour le petit déjeuner en jus ce sera impeccable.
Notre concurrence face aux fruits offerts par la jungle …
Ce sont les 2 seuls arbres bien exposés pour profiter des derniers rayons de soleil, alors …
Avant le dîner petit bain dans la rivière : eau peu chaude mais ça enlève bien la boue rouge de la jungle …en
Tongue !
C’est l’épreuve du feu de camp …
Notre dîner : 1 ananas sans oublier quelques corona …( joli plat
dressé dans une feuille de palmier, n’et-ce pas ?)
Bon il est vrai qu’avant de passer à table, normalement, on se lave les mains ! Le jus d’ananas nous rincera au
moins le bout des doigts avant la nuit !!
On passe notre deuxième nuit sous tente (malgré la pluie elle a su rester étanche …).
En route pour el bosque estatal de carite (beaucoup plus à l’est).
On a rendez-vous avec un autre ranger pour y rentrer … La route panoramique aura eu raison de notre sens de
l’orientation et notre carte détaillée n’aura pas suffit … On arrive avec 1h30 de retard à notre point de rendez-vous, mais l’accueil restera très chaleureux. Après s’être excuser auprès de notre
ranger, il nous répondra « pas d’inquiétude, vous êtes des touristes, vous avez raison, prenez votre temps, dans les montagnes, sur la route
… ».
Pour nous installer, il nous propose de suivre son 4 x 4. En fait, le campement est à 15 minutes d’ici …A l’arrivée
il nous confie 2 clés : une pour ouvrir le cannas de cette petite réserve, et l’autre pour un bâtiment avec WC et eau courante … Il nous précise bien de tout refermer derrière nous. On est
les seuls pour aujourd’hui (en complétant son registre, on s’est aperçu qu’il n’y a eu que 12 accueils depuis le 11 août !)
Au cours de cette rando, une petite piscine naturelle connu par quelques portoricains …Une vraie baignade en eau
douce ça fait du bien !
Dans la matinée comme on est arrivé tôt, on avait tout organisé pour cette soirée. Monter la tente, préparer un
foyer pour notre feu de camp sur une petite plage de la rivière principale, préparer notre bois pour le feu (essentiellement du bambou qui prend bien même un peu humide et qui fait de
belles flammes !) … mais c’était sans compter sur les imprévus …
Au bord cette piscine naturelle, on rencontre des étudiants (et
étudiantes !) …
On papote, Ils finissent par nous inviter chez eux. On accepte !
En 2 temps, 3 mouvements, on se retrouve à démonter notre camp, et même à ouvrir les toilettes pour les filles qui
sont surprises de savoir comment on a fait pour avoir les clés. On a simplement répondu qu’on avait demandé les clés au DRNA !
Pour une fois qu’on avait un site pour dormir de manière légal, tôt dans la journée, et bien non, on démonte avant
la tombée de la nuit …
Ils habitent à ¾ heure d’ici. On s’arrête en route pour acheter un peu de bière et de la
viande…
Ce soir ce sera notre première douche chaude, des assiettes et des couverts pour manger, des frites avec un bon
churasco … et un vrai lit avec un matelas sous une moustiquaire ; le grand luxe quoi …
En apéro c’est banane flambé au rhum, puis quelques litres de pina colada faite bien sûr avec du Palo Viejo (superbe
rhum Portoricain).
Ce sera la fin de la jungle pour nous. Maintenant qu’on est propre, douché on décide de parfaire notre bronzage pour
continuer notre voyage sur les plus belles plages des caraïbes : sur l’ile de Culebra …
Ça nécessite un peu d’organisation. Sur cette petite île tout est cher, il vaut mieux faire les courses avant, et
partir tôt demain matin pour être à l’embarcadère du ferry des 7H30 (à 1h30 d’ici …). En effet, sur le ferry (il n’y en a que 2 par jour), nous ne sommes pas prioritaire …, les habitants de l’île montent en premier, et si il reste de la place, ils ouvrent les grilles pour faire passer
des touristes !
Sur les conseils de nos hôtes on va faire quelques courses chez Walmart (en pleine nuit) ; ah oui, c’est un
supermarché qui fait du 24/24h. C’est hallucinant de voir à 2h30 du mat’ le nombre de personnes, imprégnées par la société américaine, qui consomment : pour l’un c’est 2 écrans plasma, pour
l’autre un vélo ou le caddy plein provisions alimentaires …
Bon c’est aussi l’heure où il faut réapprovisionner le magasins, alors il y a des cartons partout ( à gauche notre
hôte Brice : encore merci à toi …).
Après une courte nuit, Ca yé, nous voici à Fajardo, prêt pour prendre
le ferry et profiter des belles plages … mais ça c’est une autre histoire !!!
…/…
En avant première pour vous mettre l’eau à la bouche nous voici à notre arrivée à Playa flamenco (sur l’ile de
Culebra ! ) dans le classement parmi le top 10 DES PLUS BELLES PLAGES DU MONDE !!!!
Selon lonely planet : “In winter months you ‘ll feel like Robinson Crusoe
contemplating the clarity of the water here, it will still seem half-deserted. The name comes from the nearby lagoon, whitch attracts flamingos in winter ...”
Affaire à suivre …
Et surtout bonne fin d'année à tous ...